Marc Landais, directeur des ressources humaines de l’Agirc-Arrco est intervenu le 14 juin dernier, lors de la 25e édition des Rencontres RH, organisée par le journal Le Monde, pour échanger sur les différents modes d’intégration des jeunes sur le marché du travail.

L’apprentissage est un succès incontestable dans les entreprises françaises : 732 000 entrées en apprentissage en 2021 contre 320 000 en 2018. Pour les jeunes et pour les employeurs, les contrats d’apprentissage se révèlent bien plus bénéfiques que les stages : meilleure rémunération, meilleur suivi et constitution d’un vivier de talent pour les entreprises.
Marc Landais réaffirme les objectifs de la branche retraite complémentaire et prévoyance : « Notre branche et ses entreprises ont maintenant une vraie stratégie autour de l’apprentissage : nous voulons 1000 alternants par an, sur des métiers d’audit ou d’informaticien, qui peinent à séduire les jeunes. ».

La principale difficulté réside dans la capacité à attirer les apprentis et à les embaucher une fois formés. « Le taux d’emploi est de 8 5% à 90 % à la sortie d’un apprentissage » selon Bertrand Martinot, économiste et directeur du conseil en formation et développement des compétences chez SIACI SAINT HONORE, « en revanche, même s’il n’y a pas de suivi, des études montrent que le taux de transformation d’un apprenti en CDD ou CDI est de 15 %-20 % dans la même entreprise car les jeunes vont ailleurs. »

Les attentes et les aspirations des jeunes sont au cœur des préoccupations : mode projet, sens au travail, engagement social et environnemental… « Les jeunes veulent avoir de l’impact et très vite, ils aiment de moins en moins être en situation d’observation » indique Jérôme Friteau, DRH de l’Assurance Retraite.

L’apprentissage est donc un bon moyen pour eux de passer à l’action et pour les entreprises de former leurs futurs talents de demain.

# Retrouvez l’article paru dans Le Monde

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