Initié en 2018 par une expérimentation, puis déployé à l’ensemble des salariés en 2019 et imposé par la crise sanitaire, le télétravail est devenu un enjeu majeur pour les entreprises et leurs salariés. Les instances représentatives du personnel de la Fédération Agirc-Arrco ont signé à l’unanimité un nouvel accord relatif au déploiement du télétravail dans l’entreprise qui prendra effet au 1er avril 2022.

“Alors que nous étions entre deux épisodes de confinement, j’ai souhaité que l’ensemble de la ligne managériale mène une réflexion sur notre organisation du télétravail, indique François-Xavier Selleret, directeur général de la fédération Agirc-Arrco. Car si le télétravail a prouvé qu’il pouvait se conjuguer avec la performance, il était néanmoins fondamental de trouver un système nous permettant de préserver le collectif de travail et l’engagement des collaborateurs.

Un accord volontariste et souple
Pour Marc Landais, directeur des ressources humaines de la fédération, « l’accord prend en compte la diversité des situations de travail et va encore plus loin dans l’agilité que notre accord initial ».
Les critères d’éligibilité ont été élargis, les modalités d’accès simplifiés et l’accompagnement des salariés renforcé.

L’avenant du 4 février prévoit notamment :
# Un rythme de travail unique pour tous avec enveloppe annuelle de 90 jours à planifier par le salarié en accord avec son manager,
# L’ouverture du lieu d’exercice de télétravail qui ne sera plus réservé au domicile principal du salarié,
# La participation financière d’employeur à l’achat d’équipement et aux frais de repas…

Sophie Lesage, responsable de l’unité qualité de vie au travail et relations sociales, souligne la flexibilité de la future organisation : “avec cet accord, nous sommes au plus près des réalités du terrain des équipes. Nous avons réussi à combiner les besoins des métiers, les nécessités de service et l’indispensable équilibre vie professionnelle et personnelle.”

Des salariés accompagnés
En dehors des phases au cours desquelles il a été obligatoire, le télétravail concerne 80 % des salariés de la fédération Agirc-Arrco, soit environ 800 salariés répartis entre Paris, Bordeaux, Orléans, Lyon et Aix-en-Provence. Mais il est un point sur lequel l’entreprise est très vigilante : le renforcement de l’accompagnement des salariés et notamment dans la prévention des risques psycho-sociaux spécifiques télétravail. En parallèle, ce sont les pratiques managériales qui évoluent. “Il faut ancrer un nouveau modèle culturel managérial fondé sur la responsabilité et l’autonomisation,  insiste Marc Landais. Ce modèle hybride est celui dans lequel l’entreprise doit s’inscrire et la fédération Agirc-Arrco a su prendre le virage et anticiper les aléas d’une telle organisation.

PARTAGER :