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Télétravail dans la branche retraite et prévoyance : une nouvelle organisation du travail et de nombreux défis

08 juillet 2021

La pandémie de c ovid-19 a conduit à la généralisation du télétravail pour les collaborateurs de la branche retraite complémentaire et prévoyance, à l’Agirc-Arrco comme dans les groupes de protection sociale (GPS), afin d’assurer une continuité de l’activité. Cette situation qui a posé des défis juridiques et techniques devrait conduire à des ajustements en matière de management et d’organisation du travail.

À la Fédération Agirc-Arrco, « 45 % des collaborateurs étaient déjà en télétravail régulier avant la crise sanitaire », souligne Marc Landais, responsable des relations sociales de la branche retraite complémentaire et prévoyance et directeur des ressources humaines de la fédération. « Basculer la quasi-totalité des effectifs en télétravail s’est déroulé sans trop de difficulté en mars 2020, et cela a accéléré le recours à cette pratique et sa normalisation. »
Dès le premier confinement, les GPS ont régulièrement échangé avec les acteurs du secteur de la protection sociale dont la fédération. « D’abord pour assurer la continuité de nos activités et garantir le service aux assurés, ensuite pour s’inspirer des bonnes pratiques mises en place », explique Jean de Villèle, directeur général adjoint en charge des ressources humaines et de l’environnement de travail à Klesia.

Des formations obligatoires pour les managers
« Une nouvelle négociation pour généraliser le télétravail a été ouverte dès l’été 2020 à Klesia et un accord signé le 10 juillet », souligne Jean de Villèle, qui ajoute que les managers ont suivi des formations obligatoires pour les aider à accompagner au mieux les collaborateurs dans cette situation inédite.
À Malakoff Humanis, « le déploiement du télétravail massif a permis de lever de nombreuses réticences, observe Aurélie Baptista, directrice dialogue social et juridique RH. Cela a permis de dépasser les appréhensions mais aussi de se rendre compte de ce qui est faisable ou pas à distance. » AG2R LA MONDIALE continuera de son côté à appliquer son accord sur le télétravail signé en 2018 et qui octroie un à deux jours de télétravail par semaine aux salariés. En revanche, insiste Claire Silva, membre du comité de direction groupe en charge des ressources humaines et des relations sociales à AG2R LA MONDIALE, nous n’excluons pas certains ajustements des conditions d’accès au télétravail, comme par exemple l’ancienneté. »

Un retour sur site partiel et progressif
À la fédération comme dans les GPS, le retour sur site des salariés se fait très progressivement, dans le cadre des préconisations du protocole sanitaire national. Un retour au bureau qui satisfait les collaborateurs qui souhaitent retrouver ce « sentiment du collectif », bien que les bénéfices du télétravail en matière d’équilibre entre vie pro-vie perso soient aussi soulignés.
« Le télétravail favorise la responsabilisation et l’autonomie du collaborateur. Mais il est difficilement compatible avec le besoin permanent de transversalité pour mener à bien les projets, » observe Claire Silva. Aurélie Baptista abonde dans son sens : « L’entreprise est un collectif de travail, et ce collectif doit continuer à interagir. Nous devons donc trouver un équilibre entre présence sur site et travail à distance. »

 

* Article paru dans Les Cahiers de la retraite complémentaire n° 41

 

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