Le dispositif Back Stages, le stage 100 % digital imaginé par l’Agirc-Arrco, impliquent de nombreux collaborateurs et une logistique rigoureuse. Lauretta Henry, chargée de projets à la mission partenariats et relations écoles de l’Agirc-Arrco se définit comme une cheffe d’orchestre du dispositif.

ScanRH : Back Stages a eu lieu toutes les semaines ou presque pendant deux mois. La mécanique logistique est bien rôdée ?
Lauretta Henry : Je suis embarquée dans l’aventure des stages de 3e depuis le début et déjà, lorsque nous étions en présentiel, j’avais en charge la partie administrative de la semaine. Avec la digitalisation du dispositif, cette activité est devenue plus prenante car elle revient toutes les semaines et implique donc une coordination accrue avec tous les acteurs. Et je me réjouis que nous ayons pu maintenir notre engagement auprès des collégiens. Lorsque Benoit Eymery a parlé de basculer en distanciel notre semaine de stages, je n’ai pas hésité longtemps et j’ai immédiatement réfléchi avec Sophie de Rancourt à la meilleure façon de procéder. Et force est de constater que nous avons su nous adapter.

ScanRH : Quel est votre rôle dans l’aventure Back Stages ?
L.H. : J’interviens dès le début du processus. Les demandes de stages arrivent par différents canaux : les collègues, les correspondants “stages de 3e” que j’ai mis en place sur nos sites en région, mais aussi de façon spontanée sur la boîte générique 1000stages@agirc-arrco.fr. Je réponds individuellement à chaque futur stagiaire pour leur confirmer la faisabilité de leur stage et me mettre en relation avec leur collège. En effet, il est indispensable d’expliquer aux chefs d’établissement ou au professeur principal en quoi consiste un stage 100 % digital. Dans la foulée, je gère ce qui relève strictement de l’administratif avec la signature des conventions de stage.
Dans le même temps, il faut aussi construire l’emploi du temps en sollicitant notre communauté de profs d’un jour. Je planifie la semaine en fonction des disponibilités de chacun.
Deux ou trois jours avant le début du stage vient l’un des moments que je préfère : je prends rendez-vous avec les jeunes pour leur parler de leur stage, leur rappeler les quelques règles de ponctualité notamment et surtout les rassurer sur la façon dont la semaine va se dérouler. C’est aussi le moment où je teste avec eux leur connexion, le micro, la caméra… Et lorsqu’ils s’inquiètent de leur isolement, j’ai pour coutume de leur rappeler que certes, on est seul derrière l’écran, mais on est ensemble devant l’écran.

ScanRH : Vous jouez aussi un rôle actif dans la semaine et pas seulement en amont.
L.H. : En effet, dès le lundi matin, Sophie de Rancourt et moi sommes sur le pont pour vérifier que tout le monde est bien là. Dans Back Stages, je suis aussi celle qui présente la fédération Agirc-Arrco, ses salariés, son fonctionnement, son implantation géographique…
Et puis, je reste connectée toute la semaine lors des interventions en cas de problème. Que cela soit côté collégiens ou côté collègues. Je les accompagne aussi pour la rédaction de leur rapport de stage. Une semaine de back stages, c’est découvrir des métiers qui ont du sens et rencontrer des professionnels engagés, rédiger son rapport et terminer en apothéose par un escape game “Mission Liquidation”.

ScanRH : Que retirez-vous de cette expérience ?
L.H. : Poursuivre les stages de 3e malgré la crise sanitaire est un challenge et une vraie fierté pour moi que je partage avec la communauté Profs d’un jour. C’est un travail d’équipe qui nous a permis de relever ce défi. La relation avec les collégiens, mais aussi leurs parents ou le monde l’enseignement est essentielle dans cette activité. Lorsque je débloque une situation complexe, la satisfaction que je retire est sans pareil.Déjà, nous réfléchissons à la suite. Comment, par exemple, intégrer les groupes de protection sociale à Back Stages ? Et plus largement, comment embarquer l’outre-mer dans notre dispositif ?

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